Dimanche, à peine rentré de Chine, mon petit a commencé à se sentir mal. Rien de spectaculaire au début, juste cette main un peu gonflée qui nous a fait hésiter entre “ça va passer” et “on surveille de près”. Le genre de moment où l’on se dit que le décalage horaire n’est pas le seul bagage qu’on ramène d’un long voyage.
Le lundi chez le GP
Lundi matin, direction le GP (Le docteur). Ici, les consultations sont toujours un mélange de simplicité et d’incertitude : on explique, on montre, on répond aux questions, et on repart avec ce que le médecin estime être la meilleure lecture du moment.
Il l’a examiné, rien d’alarmant selon lui, et il pensait qu’il pourrait retourner à l’école le mardi, jour de rentrée. Alors on a suivi le mouvement, comme on le fait souvent en expatriation.
Le mardi, tout bascule
Mardi matin, on pensait repartir sur un rythme normal. Mais à 11h30, l’école appelle : le petit ne va pas bien du tout. Sa main a encore gonflé, il a mal, il est épuisé. On doit venir le récupérer immédiatement.
Ce moment où le téléphone sonne en pleine matinée, c’est toujours un petit choc. On bascule d’un quotidien organisé à une urgence.
Le message au GP… et la bascule
En rentrant, j’ai laissé un message au cabinet médical pour signaler l’aggravation. Le docteur a rappelé très vite. Il a souhaité le voir immédiatement.
À peine arrivés, il l’a réexaminé. Et cette fois, son regard a changé. Il nous a envoyés directement aux urgences pédiatriques.
L’admission à l’hôpital
Tout s’est enchaîné très vite, mais une fois sur place, j’ai senti quelque chose se détendre en moi : l’équipe médicale a été extraordinaire.
Tests sanguins, analyses d’urine, radios… On voit tout de suite quand une équipe sait ce qu’elle fait, quand chacun se parle, quand les gestes sont précis et rassurants.
Pour l’instant, on ne sait pas encore ce qu’il a. Les analyses continuent. On avance d’heure en heure.
Les petites attentions qui changent tout
Ce qui m’a frappée, ce sont toutes ces petites attentions auxquelles on ne s’attend pas forcément.
Les sparadraps ont des petits nounours. On s’assure que le petit n’a pas faim. On vérifie que j’ai quelque chose de chaud à boire. Une dame passe pour proposer des activités. Et pour les parents, il y a une petite cuisine : pain, beurre, confiture, boissons chaudes à volonté.
On nous a donné une chambre privée, avec un lit pour moi et une salle d’eau. Un vrai cocon, dans un moment où tout pourrait être inconfortable.
Bref, le séjour n’est pas si terrible que ça. On est dans un hôpital, oui, mais on est entourés, soutenus, considérés.
Ce que ça dit du NHS
On critique beaucoup le NHS. On en parle comme d’un système lent, saturé, parfois déroutant. Et c’est vrai qu’il a ses limites.
Mais à chaque fois que j’ai dû passer par les urgences pédiatriques, j’ai vu autre chose : des équipes attentives, douces, professionnelles, profondément humaines.
Quand ça compte vraiment, quand il s’agit d’un enfant, quand l’urgence est là… ils sont là. Pleinement.
Tenir debout dans l’incertitude
Heureusement, je peux travailler depuis l’hôpital, alors ça va. Ce n’est pas l’idéal, mais c’est possible. On avance entre deux examens, on répond à ce qu’on peut, on laisse le reste pour plus tard.
Et je me rends compte que l’expatriation, c’est aussi ça : tenir debout dans l’incertitude, faire confiance, s’adapter, et découvrir une force qu’on ne soupçonnait pas.
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À PROPOS
Vivre au UK est mon journal d’expatriation, où je partage mon quotidien d'expatriée en Angleterre.
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